La pluie jaune | Julio Llamazares

Ce billet aurait pu s’appeler Apostille à Miravete de la Sierra, tant il fait écho à cet exode des vallées pyrénéennes que j’avais déjà évoqué dans un précédent billet. Grâce à une critique de l’indispensable Quinzaine littéraire, j’ai découvert le roman de Julio Llamazares, La pluie jaune. Il se déroule dans l’Aragon de mon grand-père, pas bien loin de mon propre village qui, lui aussi, se vide peu à peu.

Dans le livre de Llamazares, un vieil homme survit seul à Ainielle. Tous les habitants ont fini par partir et  sa propre femme s’est pendue avec la corde qui servait à attacher le sanglier. Ne restent plus que lui et une chienne. C’est une valse de morts, une menace constante de la folie, qui entoure le vieillard.

« Un silence immense occupait le village entier, il introduisait sa grande langue sale dans la pénombre des maisons, fourrageant dans la rouille de l’oubli et la poussière accumulée par les ans. »

« A dater de ce jour, la mémoire fut ma seule raison de vivre et mon unique décor. »

« Dès lors j’ai vécu en me tournant le dos. »

« Insensiblement, la rouille entama sa progression irrépressible. Petit à petit, les rues se remplirent de ronces et d’orties, les fontaines débordèrent de leur lit primitif, les cabanes succombèrent sous le poids du silence et de la neige et les premières lézardes apparurent sur les toits et sur les murs des maisons les plus anciennes. »

« J’ai toujours voulu mourir ainsi, comme un arbre assoupi, comme un tilleul envoûté, dans la paix de la nuit, par la lueur de la lune. »

« Oublié de tous, condamné à ronger ma mémoire et mes os, j’ai gardé jour et nuit les chemins d’Ainielle sans permettre à personne d’approcher du village. »

L’article du Matricule sur La pluie jaune est superbe, on peut aussi lire cette critique chez Les chats de bibliothèque(s). Pour voir Ainielle, c’est ici (impossible de trouver une image sous CC !) et pour une éventuelle randonnée, c’est . Et il y a enfin ce blog qui évoque la rudesse de l’Aragon.

Internet en bibliothèque – Journée d’étude, ABF Paris

Je n’ai malheureusement pas eu la possibilité d’assister à toute la journée du 15 décembre à la BnF mais le peu que j’en ai entendu était passionnant. Quelques souvenirs en vrac.

Clotilde Vaissaire a fait une présentation des outils du web 2.0 : elle a beaucoup insisté sur la nécessité de s’interroger sur la finalité du projet avant de commencer à utiliser de tels outils. Pour qui, pour quoi veut-on ouvrir un blog, un Netvibes ? Et de rappeler que la réussite des Geemiks tient avant tout au fait qu’elles ont su mettre en place des outils ciblés, qui répondent aux besoins précis de leurs étudiants.

Jean Bouyssou est intervenu ensuite pour présenter Rue des facs, le SRV du quartier latin. Il a défendu le fait que ce n’était pas un outil web 2.0, que le service n’était pas social. Il a même ajouté, ce n’a pas manqué de me surprendre, que les biblioblogueurs lui avaient suggéré de rendre ce service précisément plus social. Jamais contents, ces blogueurs ;-)

Un point de son intervention m’a paru particulièrement intéressant : il soulignait le fait que l’usager est de plus en plus autonome (catalogue en ligne, libre accès, automates de prêt) et que, de fait, la relation qu’il entretenait avec le bibliothécaire était de plus en plus liée à des situations matérielles problématiques : l’imprimante qui ne marche pas, la photocopieuse qui a avalé la carte, etc.

Pour lui, Rue des facs offre une relation restaurée entre l’usager et le bibliothécaire qui peut offrir une réponse de qualité et a le temps d’effectuer une recherche bibliographique en bonne et due forme.

La journée s’est achevée avec le retour d’expérience de François Clavel qui assure la formation d’usagers à la BM d’Issy-les-Moulineaux. Il a présenté les différents ateliers proposés (de la découverte du maniement de la souris à l’apprentissage plus poussé de la recherche sur Internet). Le but de ces ateliers est d’amener les usagers à être autonomes.

Les powerpoints des intervenants seront mis en ligne prochainement sur le site de l’ABF, sur la page du groupe Paris. Je le signalerai.

« Sans transition, quelques chiffres »

Ce titre est dédié aux mousquetaires ;-) Le billet aurait dû s’appeler « Dis, comment tu veilles ? III »

J’ai plus de 160 amis sur facebook.

J’ai plus de 200 followers sur twitter et je suis environ 300 twitterers. J’ai fêté mon 2000e twit récemment. A un moment donné, j’ai eu une telle impression d’infobésité que j’ai supprimé le compte quelques jours. J’en ai recréé un nouveau, cela dit…

Moins importants mais néanmoins là, une cinquantaine de contacts sur Netvibes et plus de 50 sur friendfeed (je parle de ceux que je suis, pas de ceux qui me suivent).

J’ai dépassé les 350 abonnements dans mon Google reader. Dès que je passe quelques jours sans l’ouvrir, il passe à +1000 flux non lus.

J’ai publié plus de 300 articles sur mon blog et il y a déjà plus de 600 commentaires sous ces notes.

Et je me pose toujours autant de questions sur l’utilité, la vacuité de tout ça…

En attendant que je trouve des réponses, si jamais je les trouve un jour, voici quelques éléments sur la gestion courante de ces flux : le nerf de la guerre, les listes !

- facebook : une liste pour les « vrais » gens, ceux avec qui on se connaît dans la vraie vie et une liste plus pro. Je peux ainsi faire le tri lorsque je souhaite lire les actualités et les mises à jour de statuts.

- twitter : pour me simplifier la vie, je lis mes twits via twitterfox, un module complémentaire de firefox indispensable. Sur twitter, enfin des listes, ce qui va me simplifier considérablement la vie, ne serait-ce que pour que les gens que je veux suivre attentivement ne soient pas noyés sous la masse…  Aaaaah, Twitter, c’est un peu comme la pause café, c’est une perte de temps au sens strict, c’est vrai, mais c’est  aussi là qu’on glane d’excellentes informations. Concernant le mélange des genres sur ce service, que celui qui n’a jamais parlé de ses enfants, de son chien, de son dernier week-end sur son lieu de travail, jette la première pierre à Twitter !

- Google reader : le coeur de ma veille. Non seulement, j’y ai les blogs mais j’essaie d’y adjoindre les autres services auxquels je suis abonnée pour simplifier les choses. Un seul outil = plus d’efficacité. Mes flux sont organisés dans différentes catégories, classées par ordre d’importance, de la façon suivante : les blogs francophones (75 environ, mais c’est une catégorie qui grossit en permanence), les blogs d’établissement (une vingtaine), les hispanophones, par ordre alphabétique. Suit le dossier TIC (je sais, son nom est affreux, je vais le renommer) avec une trentaine de flux, classés par importance : ceux que je ne dois pas manquer sont en tête de liste, les autres seront lus si j’ai le temps. Vient ensuite la catégorie littérature, également classée par ordre d’importance. Actualitté et Fabula sont à part, tout simplement parce qu’ils publient beaucoup et que je tiens à ce que chaque dossier de flux reste à une taille décente. Puis une micro-catégorie Twits avec le blog Twitterien et quelques twitterers que je suis via RSS. Ils sont suivis par les alertes google sur le mot… Bibliothèque.

J’ai également mis sur mon Greader le flux de mon network Delicious et le flux de mes contacts Friendfeed. Pour Friendfeed, j’ai fait deux listes : favoris et pro. Les favoris ne sont rien de plus que les gens qui ont les mêmes centres d’intérêt que moi (c’est-à-dire qu’ils travaillent presque tous dans des établissements d’enseignement supérieur). Dans ces listes Friendfeed, j’ai masqué systématiquement les entrées redondantes : les twits, les Delicious, etc. Ce qui arrive dans mon agrégateur est ainsi déjà filtré. J’ai aussi un dossier Actualité qui regroupe les pages cultures de grands quotidiens et une catégorie « Et alii » dans laquelle je mets divers blogs que j’aime consulter mais que je ne lis que si j’ai du temps. Idem pour la catégorie Thé.

Je n’employais pas beaucoup les tags, c’est un tort, je commence à le faire pour les billets dits Suivis.

- le blog : les billets sont écrits à l’avance et planifiés. Depuis un an environ, j’ai environ un mois d’avance. On me demande souvent comment je fais, j’écris plus que je ne publie, voilà tout (un syndrome Nothomb, diront les mauvaises langues). J’ai renoncé à écrire des billets sur des outils, sauf s’ils me paraissent excellents et n’ont pas été signalés par d’autres. Quand je repère un outil, je partage l’information via la liste de partage de mon Google reader et, par ricochet, via Friendfeed. Pour les billets du blog, lorsque je repère sur la toile quelque chose qui m’intéresse pour une éventuelle publication, je le mets dans Delicious dans une catégorie tenue secrète et je coche soigneusement « Do not share » ;-) Les choses pour lesquelles j’ai un doute vont dans Read it later, une petite application pour firefox, très pratique, qui peut se synchroniser en ligne quand on utilise plusieurs ordinateurs.

J’écris de moins en moins à la main,  même si je le regrette (j’adore écrire avec mon Waterman qui me tâche le bout des doigts). En général, je tape le texte dans le bloc-notes ou dans un Google doc, sans mise en page, et je l’envoie dans le Germoir à billets. Je le reprends souvent plusieurs fois avant de le planifier sur le blog.

Et à tous ceux qui me demandent comment j’ai le temps de faire tout ça : je me couche souvent très tard et je décrète un certain nombre de week-ends « Recluse » dans l’année : ils seront consacrés à l’écriture et à la lecture. C’est une chose qui m’est abondamment reprochée, ne vous leurrez pas :-)

A mes geeks préférés, qui se reconnaîtront :-)


Bretécher aimait bien mettre comme dédicace « à celui qui se reconnaîtra » parce qu’ils étaient toujours plusieurs.
Pour ma part, j’ai déjà mis un pluriel, pour ne pas faire des jaloux ;-)

L’ambroisie

Le Bouillon de notre Bibliobsédé préféré est passé en mode collaboratif.

A moins d’avoir passé les derniers mois aux Galapagos ou aux Kiribati, vous ne pouvez pas l’ignorer ;-)

Grâce à Lully, MacGyver du web 2.0, nous avons un outil unique et gratuit permettant une veille collaborative décentralisée, sans changer les habitudes des veilleurs nourris aux agrégateurs et aux fils rss !

Une vingtaine de veilleurs, dont je suis, signale tous les jours dans le foisonnement des informations liées à l’info-doc et au numérique (voir les thématiques et l’équipe des veilleurs).

Seulement voilà, c’est bien connu : trop d’info tue l’info et l’infobésité guette ! C’est pour ça que nous avons proposé conjointement à la version intégrale du Bouillon une version allégée logiquement nommée le NECTAR. Après quelques semaines de rodage, la formule nous semble très bien fonctionner !


Concrètement, le Nectar, ce sont les liens les plus partagés par l’équipe des veilleurs du Bouillon dans les 2 derniers jours. Pour chaque article, vous saurez qui l’a recommandé et vous pourrez cliquer sur son nom pour en savoir plus sur le veilleur.

Vous pouvez suivre le Nectar de 2 manières :

Fil rss

Courriel

Attention si vous êtes déjà abonnés au Bouillon par mail, vous devez vous en désabonner puis vous réabonner au Nectar par mail.

N’hésitez pas à combiner vos modes de veille, par exemple en prêtant un regard occasionnel et ponctuel au Bouillon intégral par twitter, (twitter est très bien pour çà, surtout avec un echofon sur firefox) ET une attention plus forte au Nectar! (normal c’est du concentré ! ;-)

La Barque silencieuse | Pascal Quignard

« A quoi sert d’écrire ? A ne pas vivre mort. »

Dans ce 6e volume de Dernier royaume, Pascal Quignard a fait le choix d’écrire précisément sur la mort et la « barque silencieuse » dont il est question est évidemment celle de Charon, qui n’est pas sans rappeler la « barque d’os » d’un Jaccottet. En quatre-vingt-six courts chapitres, Pascal Quignard mêle anecdotes historiques, récits, contes et mythes, autofiction même et il recrée une fois encore cette atmosphère propre à Dernier royaume. Il y décrit pléthore des rites qui entourent la mort, poussant parfois si loin le souci du détail qu’il explique au lecteur, avec une précision d’entomologiste, à quel rythme les chairs se décomposent, à quel moment les os se désunissent. Certaines pages sont pesantes mais vite ponctuées d’épisodes divertissants qui ne sont pas sans rappeler les romans terrifiants, notamment Le Moine de Lewis dans la traduction d’Artaud. Inoubliable comtesse de Hornoc, triste petit crâne qui chante.

Certains aristarques ont pu reprocher à Quignard d’être bouffi d’érudition alors qu’il n’en est rien ; les vastes connaissances partagées ici servent au contraire les motifs du deuil et de la perte, sans jamais les occulter. Pascal Quignard n’a rien d’un mandarin, il tient plutôt du gardien de phare qui, nourri de lectures. Il n’hésite pas à confronter son lecteur à la peur du vide, à l’accompagner dans les questionnements qu’il fait émerger : « Tout destin humain est : l’inconnu de la mise au monde confié à l’inconnu de la mort. » C’est un livre dont on ressort avec l’impression d’avoir avancé.

Au fil du texte, l’écrivain fait ressortir tous les liens qui se tissent entre la mort et les mots. Comme les morts, les mots manquent à celui qui écrit. La lecture, quant à elle, renvoie à la solitude de l’ »autre monde » mais elle constitue aussi une « retrouvaille possible avec l’interne ». Selon Quignard, tout être est à la recherche de l’antre originel du giron de la mère et souffre de cette perte. Chez D’aubigné par exemple, dont la mère mourut de l’avoir mis au monde, cette désolation est souvent exprimée, de même que la conscience d’être né d’un « sein-sépulcre ». Quignard ne fait pas mention de D’Aubigné mais cette conscience aiguë de la naissance qui laisse l’homme aller seul vers sa fin leur est commune.

La « barque silencieuse » qui glisse au fil des pages sans jamais faire frissonner l’onde met des mots sur bien des tabous. C’est une ode à la solitude, qui rappelle, citant Barthes que « la seule chose qu’un pouvoir ne tolère jamais c’est la contestation par le retrait. » C’est aussi le texte d’un défenseur acharné de la liberté individuelle qui répète à l’envi avec Epictète que « la porte est ouverte » car, pour lui, « le suicide est certainement la ligne ultime sur laquelle peut venir s’écrire la liberté humaine ». C’est enfin le plaidoyer d’un athée radical pour qui ne pas croire est l’expression ultime de la liberté de l’individu.

« Je nomme athée celui qui vit sans dieux, dont l’âme est sans foi, dont la conscience est exempte de peur, dont les moeurs ne s’appuient pas sur des rites, dont la pensée est sauve de tout référence à dieu, diable, démon, hallucination, amour, obsession, dont la mort est accessible à l’idée de suicide, dont l’après-mort est néant. »

Il faut lire ce livre de Quignard, ne serait-ce que pour cet incipit magnifique et presque testamentaire, qui livre une très juste définition du littéraire : « J’aurai passé ma vie à chercher des mots qui me faisaient défaut. Qu’est-ce qu’un littéraire ? Celui pour qui les mots défaillent, bondissent, fuient, perdent sens. »

« livre critiqué dans le cadre du programme Masse Critique »

Atelier Blogs et fils RSS

Lundi 9 novembre, j’ai été invitée par l’ABF Paris, que je tiens d’ailleurs à remercier, à animer une demi-journée de  formation sur les blogs et les flux RSS.

Pour la réalisation de cet atelier, je me suis appuyée sur ce que nous avions déjà fait avec le Bibliolab, que je n’ai pas manqué de présenter aux collègues présents, de même que Bibliopedia.

Ci-dessous les slides que j’avais préparés pour illustrer mon propos. Je n’ai pas inventé grand chose mais repris ce que nos crapauds fous préférés avaient déjà fait ça et là, puisqu’ils ont la gentillesse de nous livrer leurs travaux sous licence Creative Commons.

In visu

Invisu est une unité mixte de service et de recherche dans le domaine de l’information visuelle et textuelle en histoire de l’art. Créée en 2008, elle est le fruit d’un partenariat entr le CNRS et l’INHA.

« Elle a pour vocation de contribuer à la réflexion méthodologique en histoire de l’art par l’expérimentation des nouvelles technologies de l’information. Il s’agit de se doter des outils et des méthodes permettant une maîtrise raisonnée du numérique au service du développement de la connaissance en histoire de l’art et de l’élargissement de ses domaines d’investigation.

L’activité s’appuie sur la mise en oeuvre de recherches collaboratives dans des domaines émergents de la discipline (architecturesmodernes en Méditerranée, historiographie des arts de l’Islam), impliquant la constitution et le traitement de nouveaux corpus (collections graphiques, données multilingues dispersées et hétérogènes, rapprochement virtuel de sources). »

Entre mars et juin 2009, l’équipe d’Invisu a organisé une série de sept ateliers « Les TIC et l’art », consacrés à la découverte des outils du web 2.0. Voyez plutôt de ce programme alléchant ! Ne soyez pas trop déçus d’avoir manqué ça, on peut retrouver toutes les présentations sur leur slideshare :-)

Vous trouverez ci-dessous la présentation du premier atelier. Pour les suivants, suivez les liens.

Atelier n° 1 Introduction au Web 2 : Blog, blogosphère, web communautaire

Atelier n° 2 Flux RSS : principes et outils

Atelier n°3 Outils de partages (images, video, son et fichiers) : Flickr, Dailymotion, Youtube, SlideShare…

Atelier n°4 Outils pour la veille : Delicious, Twitter…

Atelier n°5 Accès à la documentation scientifique en ligne : Création et gestion d’une bibliographie (Zotero, Endnote, Wikindx)

Atelier n°6 Accès à la documentation scientifique en ligne : L’Edition scientifique en ligne (de revues.org à jstor et biblioSHS)

Atelier n°7 Accès à la documentation scientifique en ligne : L’Open Access

Brumes cubaines

Mario Conde est sans doute, avec Jean-Baptiste Adamsberg, l’un des enquêteurs que je préfère. Peut-être parce qu’ils possèdent tous deux cette désinvolture tragique qui donne un plus au roman policier. L’enquêteur de Leonardo Padura, comme celui de Vargas, ne sait pas trop ce qu’il fait dans la vie et semble revenu de presque tout. C’est un être qui tangue mais qui tire précisément de là une grande lucidité sur les choses. Dans les premières enquêtes, Mario Conde est policier mais on le retrouve dans les livres plus récents démissionnaire des forces de l’ordre, puis chasseur de livres. Dans Les brumes du passé, par exemple, il officie dans une maison à la bibliothèque magnifique où, évidemment, un crime a eu lieu. On peut aussi lire Adios Hemingway, où le Conde, qui vient à peine de quitter la police et veut devenir écrivain, se retrouve face à l’un de ses vieux démons littéraires, Hemingway. Le cadavre d’un agent du FBI a été déterré dans la propriété de l’écrivain. Connu pour ses talents littéraires et pour son intuition, le Conde est appelé à la rescousse par ses anciens collègues de la brigade pour résoudre cette affaire vieille de plusieurs dizaines d’années. Le lecteur suit alors alternativement les recherches du Conde dans la finca Vigia et les derniers moments du vieil écrivain à Cuba. Pour qui aime Hemingway, un régal.

Fermeture

Quelques mots pour signaler que j’ai fermé le « Biberon » (cela faisait quelques temps déjà que je m’interrogeais à ce sujet), site que j’avais créé au départ pour un devoir à rendre quand j’étais en formation en métiers du livre. Le travail demandé étant de créer un site, j’avais pensé à réaliser quelque chose qui répertorie les ressources utiles aux étudiants en métiers du livre. Je l’ai laissé en ligne ensuite parce que j’avais imaginé qu’il serait possible de mutualiser avec d’autres étudiants nos différentes notes de cours afin qu’elles servent à d’autres. Cela n’a pas été le cas parce que nous avons tous commencé à travailler et que nous avons manqué de temps. Plutôt que de laisser en ligne un site mort-né, que j’avais affublé de surcroît d’un titre trop trivial, je préfère le supprimer. Je publierai toutefois les quelques articles qui me semblent utiles pour les métiers du livre sur le blog.

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