L’impression des cartes routières

Techniques d'impression pour les cartes routières
C’est en 1905 que Michelin se lance sur le marché de la carte routière. À l’occasion d’une compétition automobile – la coupe Gordon-Bennet – ils éditent les 137 kilomètres du parcours à l’échelle 1/100 000e. C’est le début du système en accordéon de papier encore utilisé aujourd’hui.







Une technique éprouvée

Facilement consultable, repliable et solide, elle est tout de suite plébiscitée par les automobilistes. Quelques années plus tard, la marque de pneumatiques obtient une nouvelle évolution : le bornage des routes qui sera inscrit sur les cartes. Dans la foulée, Blay-Foldex (1934) et l’IGN (1940) se lanceront dans la production de cartes routières. L’imprimeur des cartes Michelin est, principalement, la société Imprimerie Moderne de l’Est (I.M.E). Quant à l’IGN, il possède une imprimerie intégrée performante (8,8 millions de cartes par an).

Techniques d’impression

L’impression des cartes routières demande une grande précision, elles comprennent, en effet, un très grand nombre d’informations (noms, repères touristiques, indications géographiques, nuance de couleurs…). L’imprimeur devra porter une attention toute particulière au suivi car tous les noms, mêmes les plus petits, doivent être parfaitement lisibles. Dans l’année, deux périodes sont consacrées à la parution de nouvelles cartes : la fin de l’année pour les cartes millésimées et le premier semestre pour qu’elles soient mises en place avant les départs en vacances. La production de cartes routières requiert un savoir-faire particulier tant au niveau de l’impression que du pliage et de la finition. Le prépresse est ainsi aujourd’hui totalement numérisé tandis que le nombre de couleurs est passé de six à quatre. L’I.M.E travaille pour Michelin depuis de nombreuses années et s’est doté de nouvelles machines afin que la qualité des cartes reste parfaite. Le secteur continue à se développer malgré l’utilisation des GPS, les éditeurs misent sur des nouvelles cartes (découvertes, randonnées…) jointes aux atlas ou aux guides touristiques, les imprimeurs s’adaptent aux changements en utilisant des machines toujours plus performantes, permettant une grande variabilité au niveau des pliages, des papiers et des couleurs.

Image: nono – FotoliaSimilar Posts: