Le succés de Steve Sem-Sandberg

La surprise de l´année

Le petit pays qu’est la Suède a produit quelques écrivains dont l’œuvre aura parcouru le monde et alors que les amoureux de lecture ont encore en tête l’immense succès de Millénium, trilogie de Stieg Larsson, voici qu’un autre romancier suédois fait parler de lui, Steve Sem-Sandberg et son roman « Les Dépossédés ».





Un auteur encore peu connu en France

Steve Sem-Sandberg est un écrivain, journaliste et critique littéraire suédois de cinquante-quatre ans, qui partage sa vie entre Stockholm et Prague. Après avoir été vice rédacteur en chef, de 1995 à 1998, de Svenska Dagbladet, quotidien suédois très connu, il écrit maintenant dans ses pages culturelles. Son premier roman, « Hommes sans visage », publié en 1987, lui a conféré une place de premier plan auprès des écrivains de sa génération. En 1996, sort « Threres », portrait de la terroriste allemande Ulrike Meinhof qui a sévi dans les années 60-70 avec le groupe Fraction armée rouge. Cette biographie lui a valu l’Aftonbladet Literary Prize et a dépassé les frontières de la Suède. En 1999, son roman « Tout ce qui passe n’est que symbole » raconte comment Rainer Maria Rilke et Ernst Toller, dramaturge révolutionnaire, se trouvent bloqués à Munich, en 1919, pendant la république des conseils ouvriers.

Les Dépossédés, un succès de librairie

Le quatrième roman de Steve Sem-Sandberg, Les Dépossédés, est sorti en Suède en 2009 où il a obtenu l’équivalent suédois du Goncourt, le prix August-Strindberg, avant d’être traduit en vingt-cinq langues, en raison de son immense succès. L’histoire se passe d’avril 1940 à janvier 1945, dans le ghetto de Lodz en Pologne administré par un conseil juif présidé par Mordechai Chaim Rumkowski, en plus des autorités civile et militaro-policière. Cet homme était persuadé que les juifs seraient épargnés s’ils se rendaient utiles. Il a donc poussé la logique jusqu’au bout, transformant le ghetto en atelier très productif et sacrifiant sans pitié tous ceux qui ne pouvaient contribuer à cet effort, femmes et enfants compris. Cela n’a servi à rien puisque presque tous les habitants ont fini par être déportés et gazés dans les camps de concentration, seuls environ 800 ont survécu sur les 230.000 personnes qui peuplaient le ghetto.

Image: SoniaandCo Similar Posts: